Le travail dans la serre diminiue, mais pas complètement
Le travail dans la serre diminue, mais pas complètement!
La serre froide peut être utilisée pour protéger les potées de chrysanthèmes avant la Toussaint. Les pomponnettes sont résistantes aux froids mais les chrysanthèmes à grosses fleurs sont particulièrement sensibles aux gelées. Une gelée blanche sur les fleurs et tous les pétales deviennent rapidement tous bruns vous laissant la plante sans attrait.
Les pensées terminent leur développement avant plantation dans le jardin. Sous abris, l'amateur chevronné gardera aussi les myosotis, pâquerettes, mufliers, giroflées, œillets du poète et violettes cornues. Ceux-ci seront plantés dès maturité ou en mars. Il faudra prendre soins des parasites et maladies champignons qui pourraient se développer suite à une mauvaise aération de la serre.
Sans chauffage la serre sera peu utilisée
Pour les jeunes vivaces, un abri sous verre froid va leur permettre de bien se développer l'hiver. Néanmoins, il faut faire attention de ne pas les avancer de trop au printemps grâce à la température plus élevée de la serre en janvier et février.
Les bulbes de jacinthes et narcisses seront déjà en fleurs pour Noël si vous les mettez en végétation début octobre dans la serre. Les bulbes des jacinthes de calibre 18/20 seront mis en pots de 9cm et bien arrosés pour les faire enraciner. Début décembre, ils seront placés au chaud et fleuriront rapidement.
Pour la serre froide maintenue à basse température par chauffage.Si vous tenez une température moyenne de 5° à 8° tout l'hiver, vous avez accès à beaucoup de possibilités.
Les primevères repiquées en août en pots de 10cm se sont bien développées. Les calcéolaires, cinéraires à fleurs, senetti, les giroflées quarantaines, les boutures enracinées des géraniums, pélargoniums, fuchsias, et toutes les plantes dites molles et de terrasse passeront l'hiver sans problème dans cette basse température. Les agrumes aussi, les lauriers roses, certains palmiers.
Par plante molle, on définit les plantes qui sont résistantes jusqu'à 2° et qui vivent plusieurs années. Comme les géraniums (photo), lantanas, fuchsias, verveines, surfinias, némésies, dimorphotécas, Daisy Cap... Ces plantes se multiplient par bouturage.
Pour les serres chaudes, tout est possible
Si votre serre reste vide fin octobre, vous pouvez en profiter pour renouveler la terre. On creuse sur une profondeur de 20 à 30cm et on évacue la terre à l'extérieur sur le potager. La terre du potager sera quant à elle sera remise à la place de la terre évacuée. Cette méthode reste simple et permet d'éviter que la terre de la serre ne devienne trop riche en sels. En effet, l'eau du sol remonte par capillarité dans la serre et entraîne avec elle une très grande quantité de sels minéraux. Les arrosages ne sont pas suffisants pour éviter cette remontée et lessiver ces sels minéraux. Une trop grande quantité peut devenir phytotoxique pour les plantes mises en cultures.
Restez prudent quand à la distribution de l'eau. L'eau est conducteur de froid et de chaud. En automne et hiver, il convient de ne pas laisser les plantes les pieds dans l'eau mais de donner l'arrosage en temps utile et en fonction de la demande. La lumière est très importante. Contrairement à l'été, qui demande beaucoup d'eau, de la protection solaire et une bonne aération, en automne et hiver, la plante demandera plus de sécheresse, beaucoup de lumière et moins d'aération pour garder la chaleur si précieuse dans ces périodes de froids. Les produits nouveaux de ACD comme les coussins contre gel et la protection contre gel pour troncs sont des produits très utiles contre la froideur et le dessèchement.
La nourriture reste indispensable et il m'est déjà arrivé de bien arriver à récupérer des plantes d'appartement dépareillées en les nourrissants régulièrement en hiver. La plante reverdit d'un beau vert foncé, et peut reprendre le flambeau au printemps. Surveillez toujours les parasites comme les cochenilles, les poux farineux, les araignées rouges et les pucerons. On aurait tendance à négliger cet aspect en hiver, ce qui permet au parasite de se développer « dans l'ombre » et de se révéler à jour en pleine abondance et activité.



